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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 22:37

Narcisse est l’expression mythologique de la déliquescence du sujet à laquelle les philosophies constructivistes contemporaines se sont consacrées. Le sujet s’est liquéfié, il a perdu sa solidité, sa substance, son essence. Partons du mythe de Narcisse pour poser notre problème. Narcisse est le fils de Liriopé et du Céphise. L’entièreté de son être suggère l’androgynie d’une part (âge inqualifiable, séduction des femmes aussi bien que des hommes…) et d’autre part la sacralité au sens étymologique du terme, c’est-à-dire qu’il ne peut être touché :

« (…) nul jeune homme, nulle jeune fille ne le toucha. »

Les corps ne comptent guère pour lui, il n’y a accès que comme des corps-objets sans intérêt. Sa première rencontre fut à l’image de sa vie : un avortement. Sa curiosité fut piquée par le retour de ses propres paroles opéré par Echo qui, après une condamnation de Junon, ne pouvait que répéter les paroles d’autrui. La seule source d’excitation narcissique est l’excitation symbolique auto-réflexive. Le symbole est ici compris comme l’ensemble des médiations qui permettent à l’homme son incarnation, incarnation à entendre comme son ancrage et son rapport au monde et aux autres. Il peut prendre des formes complexes très diverses telles que le langage, l’écriture, toutes les formes d’art mais il est avant tout la condition de possibilité du développement des sens et de la réflexion. Dès le problème de la perception, c’est le symbole qui est en jeu. L’attrait de Narcisse est purement porté sur les excitations symboliques auto-réflexives car les deux sources de son intérêt furent l’écho de ses paroles et « son reflet sans consistance ». Sources symboliques donc, car médiatrices entre lui et un tiers (qui se révèlera n’être autre que lui-même et qui sera cause de sa perte), et auto-réflexives car dans un mouvement qui part de lui-même avant de revenir sur lui. Ce mode symbolique auto-réflexif est la définition de la conscience de soi chez Ovide car le jeune prophète Tirésias, à la question de la longévité de l’existence de Narcisse avait répondu que celui-ci vivrait longtemps « (…) s’il ne se connaît pas. » Au final, Narcisse n’aura connu que deux expériences qui l’auront toutes deux conduites à lui-même : son échos et son reflet. La dénonciation faite par Ovide est celle de la dangerosité d’un sujet qui n’est confronté qu’au Même, c’est-à-dire à un mode de connaissance purement auto-réflexif. Narcisse ne sort de lui que pour se trouver, il reste dans le règne du Même. Il nous faut retenir de la fable l’importance accordée à ce que nous appelons symbole et réflexion. Le sujet est ontologiquement animé par un « système symbolique » selon l’expression de Cassirer. Cette conception du sujet comme entité symbolique présente chez Ovide et Cassirer invite à repenser le rapport du sujet au monde dans une perspective herméneutique. Entre le sujet et le monde s’interpose le symbole comme « nouvelle dimension de la réalité ». Les deux formes symboliques présentes chez Ovide sont l’écho des paroles et l’image spéculaire c’est-à-dire deux formes réflexives. Ces formes symboliques sont tournées vers Narcisse lui-même et la mise en garde des dangers de la réflexion en vase clos opérée par Ovide se présente comme une conséquence nécessaire de la thématisation du sujet comme être symbolique. En tant que puissance symbolique « (…) l’homme, d’une certaine manière, s’entretient constamment avec lui-même » nous dit Cassirer. La puissance symbolique de l’homme comme propédeutique au monde ne semble en réalité que faire tourner l’homme sur lui-même si bien que la thèse de Cassirer rejoint la thématique narcissique. C’est là toute la tragédie narcissique et la conséquence apparente d’une philosophie symbolique. C’est contre cet enfermement symbolique dans le soi que nous nous positionnerons en proposant une voie de sortie du symbole par la chair. Avant de présenter notre défense d’une philosophie de la chair, continuons notre analyse du mythe de Narcisse en nous arrêtant sur l’importance de la réflexion, néanmoins subsumée sous le symbole. Il n’est pas suffisant d’envisager l’ontologie humaine sous l’égide du symbole, encore faut-il en montrer son caractère performatif. Le symbole n’est pas uniquement le médiateur entre le sujet et le monde, il est constitutif du sujet. Tirésias a bien mis en garde contre la connaissance de Narcisse par lui-même. Cette connaissance étant passée par le symbole, on voit déjà chez Ovide  la performativité du symbole à l’œuvre, performativité qui passe par la réflexivité. Les enjeux de la performativité du symbole, ici de l’image spéculaire, se trouve magistralement exposés dans un texte de Lacan : « Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je ». Lacan part de l’expérience d’un narcissisme primaire qui se dévoile chez l’enfant lorsqu’il est confronté à son image spéculaire, pour en tirer des conséquences sur le mode de constitution propre au sujet. Lacan défend l’idée d’une « (…) structure ontologique du monde humain (…) » et l’expérience de l’image spéculaire faite par l’enfant s’inscrit dans une démarche à visée beaucoup plus large. L’ajout de Lacan à Cassirer est la performativité du symbole qui s’exprime dans la notion d’identification « (…) à savoir la transformation produite chez le sujet, quand il assume une image (…) ». Le stade du miroir permet de rendre compte du narcissisme originaire comme condition d’émergence du sujet. La solidité du sujet que nous allons tenter de retrouver repose sur un narcissisme primaire. Le moi, comme entité dont la solidité est apparemment à toute épreuve, s’appuie en vérité sur un sol liquide symbolique originaire. Le premier mode d’expression du sujet se fait pour Lacan sous la forme d’un « je-idéal » que le sujet ne parviendra jamais à atteindre complètement au cours de son existence. Nous verrons que, selon nous, Lacan commet ici une erreur. Le sujet est originairement constitué à partir d’une auto-fiction qui constitue « (…) le seuil du monde visible ». La difficulté pour Lacan est celle de la conquête du sujet par lui-même, c’est-à-dire de son incarnation entendue comme adéquation de sa réalité à sa construction symbolique. Comment le sujet parvient-il à passer de ce narcissisme symbolique primaire le constituant comme « je-idéal » à un sujet incarné dans un monde et dans des dynamiques sociales ? Lacan avorte dans l’explication de ce passage et en vient à la thèse selon laquelle l’homme n’accède jamais à la réalité. Nous pensons au contraire que la puissance symbolique qui anime l’homme n’est pas un frein à son accès à la réalité, au contraire. Il suffit simplement de trouver un mode d’incarnation du symbole qui permettra de dépasser l’impasse narcissique. L’incarnation est la modalité d’expression de la transcendance. Narcisse n’est pas parvenu à sortir du règne du symbolique pure, qui est toujours un règne du Même constituant un soi mortifère car, à force de tourner en vase clos, il finit par se perdre lui-même. Narcisse n’a pas trouvé le mode d’incarnation du symbole, il a achoppé dans la découverte de la nécessité de la transcendance. L’homme n’est pas fait pour tourner sur lui-même et nager dans les eaux claires et limpides des symboles auto-réflexifs, mais pour s’incarner, pour plonger les mains dans la réalité, pour avoir les mains sales. Pour se faire, il doit d’abord découvrir la transcendance.

Le « je-idéal » symbolique dont parle Lacan est un je de pure satisfaction, de pure plaisir. Il s’exprime comme ego primaire auquel rien ne résiste, à l’intérieur duquel tout est aspiré. Cet ego originaire de pure satisfaction est une condition nécessaire à la transcendance. Narcisse ne parvient pas à dépasser ce stade. Le mythe de Narcisse, que nous envisageons comme l’expression mythique du narcissisme originaire qui anime tout homme, met en évidence la difficulté voire l’impossibilité de la sortie de soi. Narcisse est un être de pure jouissance. Tout objet et tout individu n’est pour lui qu’un moyen en vue de sa consommation. Narcisse est un être pré-éthique. Il est en deçà du problème de la relation à autrui et subsiste à l’intérieur du Même. Il évolue uniquement dans le règne de la représentation au sens où peut l’entendre Lévinas c’est-à-dire « une détermination de l’Autre par le Même sans que le Même se détermine par l’Autre ». Sortons du mythe pour retrouver l’homme et posons la question suivante : comment, dans les conditions d’un narcissisme originaire ou même ontologique, devient-il possible de sortir de soi, de se confronter à l’expérience d’une transcendance ? Quelles sont les conséquences d’une telle sortie hors de soi ? Notre but est de trouver une voie de sortie au narcissisme pris comme problème ontologique. Deux possibilités nous semblent envisageables et toutes deux sont présentes chez Lévinas, même si nous n’en tirerons pas les mêmes conséquences. La première est de considérer que l’homme est animé par un désir de transcendance. Même dans le narcissisme s’exprime ce que Lévinas appelle tour à tour désir métaphysique, idée de l’infini c’est-à-dire le sentiment d’une transcendance qui dépasse l’individu isolé. Ce désir de transcendance est propre au sujet et ne requiert pas en ce sens l’intervention d’autrui. Pour Lévinas l’idée d’infini est une donnée ontologique dans une mesure semblable au narcissisme originaire. C’est d’ailleurs en creusant le narcissisme et la jouissance qui lui est consubstantielle que l’individu ressent qu’il y a un au-delà du Même, qu’il y a un Autre. Nous nous opposons à cette idée. L’intérêt du mythe de Narcisse est de montrer le caractère endogène du soi. Le soi se nourrit de lui-même et toute culture de celui-ci ne fait que le renforcer. Narcisse ne peut sortir de lui par l’idée, il doit s’incarner. Narcisse est bien animé par une idée de transcendance mais cette idée en reste au stade de la représentation, au stade du symbole. Lorsqu’il se voit dans l’eau « (…) il s’éprend d’un reflet sans consistance, il prend pour un corps ce qui n’est qu’un ombre ». Cette phrase est capitale. Narcisse cherche bien une voie de sortie pour atteindre « un corps », il cherche bien un mode d’incarnation et a l’idée que l’incarnation ne peut passer que par le corps d’autrui mais, subsistant dans le règne du même, il ne pouvait tomber que sur « une ombre ». La transcendance comme idée est vouée à l’avortement. La sortie du narcissisme ne peut se faire par les voies intellectuelles mais charnelles. Pour que Narcisse trouve ce corps qu’il semble chercher, il ne lui faut pas seulement avoir l’idée de la transcendance mais surtout être interpellé par autrui. C’est là la deuxième possibilité de la sortie de soi. Le désir de transcendance ne suffit pas car l’idée d’autrui se distingue de la relation charnelle à autrui. Pour que Narcisse parvienne à sortir de lui-même il lui aurait fallu accepter l’interpellation d’autrui. Dans le mythe, Echo est celle qui incarne ce rôle. Elle n’a de cesse d’interpeller Narcisse mais se voit niée par celui-ci. Lors de la rencontre d’Echo et de Narcisse, ce dernier la rejette en lui disant :

« Bas les mains, pas d’étreinte ! »

Après cette interpellation, Echo perdra son corps et restera une simple voix reprenant les mots des autres. Echo est l’être-pour-autrui par excellence qui se voit détruit par l’être pour-soi que représente Narcisse. Il est très intéressant de noter qu’Echos perd son corps à la suite de sa rencontre avec Narcisse. Le pour-soi et le pour-autrui pures sont tous deux des impasses conduisant à la désincarnation. Narcisse est celui qui refuse tout appel venant d’autrui. Nous distinguons deux modes de prise de conscience de l’extériorité. Le premier est la résistance d’autrui mais dans le cas de Narcisse cette modalité est impossible car sa beauté induit que personne ne peut lui résister. Le second est l’interpellation d’autrui qui comporte deux réponses possibles. À la suite de l’interpellation d’autrui, c’est au sujet de faire le choix d’y répondre ou non. L’un des points communs entre le sujet et autrui est cette possibilité de se refuser à l’interpellation. L’interpellation d’autrui est le seul mode de confrontation du sujet à la transcendance. Le sujet peut accepter ou refuser cette interpellation d’autrui. Le tragique du mythe de Narcisse n’est pas l’amour qu’il a pu avoir pour son reflet mais le refus de répondre à l’appel d’Echos. S’il avait accepté l’interpellation d’Echo, il aurait eu accès au corps qu’il cherchait. L’interpellation d’autrui est le lien entre le règne symbolique et le règne charnel. Elle se produit sous la forme du langage mais n’a d’autre but que de mettre en relation deux chairs. L’interpellation d’autrui est le chaînon manquant entre le symbolique et le charnel. Elle est la condition de possibilité de la déhiscence du sujet. Elle est seule à permettre la transition du sujet narcissique au sujet charnel qui est aussi un sujet éthique. L’incarnation, liée à l’interpellation, conduit le sujet à la moralité. Narcisse n’est pas un sujet réflexif car la réflexivité suppose la transcendance et ne peut se faire que par l’interpellation d’autrui. Cette absence de réflexivité est ce qui conduit Narcisse à sa perte. Il connaît bien une forme de réflexivité mais celle-ci est seulement réflexivité de la représentation, c’est-à-dire négation de l’altérité pour la subsumer sous les catégories du Même. Par conséquent nous proposons la distinction suivante entre réflexivité égoïste et réflexivité transcendante. Ce que nous appelons réflexivité égoïste est la réflexivité de la représentation, celle que connaît le « je » purement symbolique, désincarné et qui tourne en vase clos dans le règne du Même. Cette réflexivité égoïste est celle que connaît Narcisse. Au-delà de cette forme de la réflexivité se trouve la réflexivité que nous nommons transcendante. Cette dernière est celle qui a rencontré l’interpellation de l’Autre, qui s’est incarnée par la relation à autrui. Ce qui découle de ces deux formes de réflexivité est l’opposition entre une égologie symbolique et une altérologie charnelle. Seul l’accès à l’altérologie charnelle permet au sujet d’être en rapport avec autrui comme autre et non plus comme soi-même. L’idée d’une altérologie charnelle comme condition du sujet éthique est encore à développer. Penser la sortie de soi, la sortie du narcissisme originaire, demande une élaboration de la notion de chair. Autrui est un corps qui entre en contact avec moi en m’interpellant, ou plutôt l’interpellation et la relation à autrui qui en découle est la condition de mon incarnation est de celle d’autrui. La relation à autrui est condition de l’incarnation, elle fait passer du corps à la chair. Autrui est à la fois infiniment distant, il m’est irréductible et pourtant peut être touché. Le langage, dans lequel Lévinas voit l’expression par excellence de la relation à autrui, est une modalité de la chair. Le langage est à la fois une modalité de la chair en ce sens qu’il se subsume sous la notion de chair, mais aussi la voie d’accès à la chair. Le langage est un moyen d’expression. Il cherche à atteindre autrui et c’est par lui que l’incarnation peut se mettre en place et se faire. Nous ne considérons pas la chair comme corps mais comme expression ou encore comme synthèse du corps et de l’esprit. L’homme ne doit pas être entendu comme union d’un corps et d’une âme sous une forme additive mais comme chair. Le danger pour l’individu est de rester sous la modalité symbolique  ou corporelle qui est un autre terme pour dire le narcissisme ou le solipsisme. Certes l’homme est un « animal symbolique » comme le veut Cassirer mais le symbole ne doit pas être le seul mode à être de l’homme au risque d’y perdre l’éthique. C’est seulement par la rencontre d’autrui et de la chair que l’individu peut accéder à la réflexivité transcendante, à l’éthique. La notion de chair, dernier apport de la philosophie merleau-pontienne doit être à l’horizon d’une nouvelle réflexion philosophique. La déhiscence de l’être éthique passe par la rencontre de la chair de l’autre. L’hétéronomie ne doit plus être envisagée comme faiblesse d’un ego incapable de se donner à lui-même ses propres lois, mais comme condition d’une morale relationnelle. Nous n’envisageons pas néanmoins la notion de chair comme le fait Merleau-Ponty ou plutôt nous inscrivons la démarche statique de Merleau-Ponty dans une temporalité. La chair ne peut être comprise immédiatement comme à la fois notre propre chair, la chair de l’être et la non-division de l’être du corps et de l’être du monde. La chair doit être comprise comme une conquête et non pas comme un élément premier car entre ce que nous avons appelé égologie symbolique et altérologie charnelle se joue un moment capital : l’accès à la valeur. L’altérologie charnelle se traduit non seulement sous forme de transcendance mais permet aussi l’accès à la valeur. La perception des êtres et des choses peut se faire sous deux modalités : sous forme de perceptions représentatives dans le cas de l’égologie symbolique ou sous forme de perception axiologique dans le cas de l’altérologie charnelle. La perception animée par la valeur est la perception qui suit la rencontre d’autrui et l’accès à la chair qui en découle. Le sujet devenu sujet éthique ne perçoit plus le monde ni les choses de la même façon. Le sujet éthique perçoit l’être axiologiquement. La perception axiologique ne peut être comprise par le scientifique, elle ne possède pas de correspondance traduisible par un ordinateur. La perception-valeur est la conséquence de la relation charnelle à autrui. Une fois cette perception entrée en jeu, la perception des êtres et du monde n’est plus la même. Nous pensons donc la chair comme un horizon à atteindre et non pas comme un donné aussi élémentaire puisse-t-il être dans la dernière philosophie de Merleau-Ponty. La chair est à la fois à atteindre et une fois atteinte est la condition d’un nouveau rapport aux êtres et au monde. Nous ne proposons pas une ontologie de la chair comme le fait Merleau-Ponty mais une herméneutique de la chair. L’incarnation est le résultat de la relation à autrui qui passe par l’interpellation de ce dernier. Un dernier problème peut surgir. Si nous conservons l’hypothèse du narcissisme originaire de l’homme qui se présente comme pure jouissance, comment autrui en vient-il à m’interpeller ? Il est nécessaire d’admettre que c’est la situation qui l’y pousse. Ce que nous appelons situation est un événement particulier qui vient casser la dynamique de la jouissance et place le sujet en face de son dénuement. Le sujet est faillible et la dynamique de jouissance qui l’anime peut se briser à tout moment. La situation casse la loi primaire de la jouissance, remet en cause les fondements sur lesquels reposait le sujet et le remet en cause. Le sujet ne sait plus alors que faire, il faut qu’il se tourne vers quelqu’un. Dans le mythe, Narcisse n’a pas connu ce terme de la jouissance car il est un demi-dieu. Pour les hommes vient toujours un moment où la jouissance se voit stoppée nette. Contrairement à Lévinas nous pensons que l’interpellation peut venir d’autrui comme de moi. Bien sûr dans le cas du mythe de Narcisse la pénurie lui était impossible mais elle l’est pour l’homme. La fin de la jouissance conduit à la nécessité de l’interpellation et de l’interpellation naît la relation éthique à autrui et permet l’incarnation. C’est de la faiblesse liée à la fin du narcissisme originaire de l’homme qu’émerge sa puissance. Nous proposons dans ces conditions de revoir l’éthique à l’aune d’une pensée épiméthéenne.

Ovide Les Métamorphoses GF (1966) p.99

Ibid., p.98

Cassirer Essai sur l’homme Les éditions de minuit, coll. Le sens commun (2003) p.43

Id.

Id.

Lacan Écrits I Points Essais (1999) p.93

Id.

Ibid., p.94

Lévinas Totalité et Infini, Essais sur l’extériorité Livre de Poche (2006) p.184

Ovide Les Métamorphoses p.100

Op. cit.

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Published by brouillard-charnel - dans Philosophie
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