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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 16:08

    http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRKNVM122Q1QAk8xLxvGwWYJ9dMGAwNGR97l0hzKMA7DzrVR21AIntroduction :

Nous souhaitons dans cette introduction présenter rapidement Habermas car il n’est pas certain que le personnage soit connu de tous. Son statut est ambigu. A la fois philosophe et sociologue, dernier représentant de l’Ecole de Francfort sans y appartenir vraiment, il est difficile d’insérer Habermas dans une école philosophique. Il s’inspire de nombreux courants, d’abord marxiste avec Horkheimer et Adorno, puis établit un retour à Kant. Etant quasiment inclassable nous préférons nous arrêter sur les problématiques qu’il développe relativement à la communication. Le paradigme habermassien est le langage. Il dégage un lien étroit entre communication, rationalité et action. Une communication menée rationnellement est la seule condition de mener une action librement consentie. Ce lien étroit se retrouve dans la majeure partie des œuvres qui concerne la communication. Nous avons cherché dans ce travail à dévoiler la genèse de ce lien qui conduit à ce qui est considéré comme le chef-d’œuvre du professeur de Francfort : la Théorie de l’Agir Communicationnel. Cet ouvrage fut le moteur de l’ensemble de l’œuvre qui a suivi. C’est de la théorie de l’agir communicationnel qu’il faut partir pour comprendre l’éthique de la discussion ainsi que la politique délibérative que Habermas développe réciproquement dans Morale et Communication, De l’Ethique de la Discussion et Droit et Démocratie ou encoreL’Intégration Républicaine. C’est ce parcours que nous avons cherché à retracé trop brièvement bien entendu. Ce parcours commence par une théorie qui cherche à montrer que la communication peut être rationnelle et conduire à une action non biaisée. A partir de cette théorie, dont la teneur éthique est déjà très présente, Habermas développe une éthique de la discussion qui cherche à fonder en raison la validité des normes. C’est enfin à la suite de l’éthique de la discussion, éthique éminemment ancrée dans un espace social et politique, que Habermas pourra proposer une théorie de ce qu’il appelle politique délibérative qui vient en plus des deux autres modèles démocratiques déjà existant selon lui : le modèle libéral et le modèle républicain. La problématique générale de la philosophie habermassienne est sans doute celle de savoir comment fonder rationnellement la communication dans le but d’obtenir une action dont les participants agissent librement et en toute connaissance de cause. Nous développerons donc les thèses exposées dans la Théorie de l’Agir Communicationnel avant d’exposer ce qu’entend Habermas pas éthique de la discussion et politique délibérative.

 

 

I : Théorie de l’agir communicationnel :

Genèse du concept de l’agir communicationnel :

C’est en 1981 que paraît la Théorie de l’agir communicationnel. Cette œuvre intervient dans un contexte historique particulier qui en motive en partie la production (nous nous référons ici à la thèse d’Arno Münster dans Le Principe Discussion). La fin des modèles fascistes et l’érosion du modèle communiste conduisent à penser le système capitaliste comme le seul viable. Ce modèle offre à partir des années d’immédiate après-guerre jusqu’aux années 1980 une relative stabilité économique qui conduit à un refroidissement de la lutte des classes. Emergent alors les grands syndicats et les conquêtes sociales se multiplient. C’est dans ce contexte que Habermas voit l’émergence d’un nouveau mode de rationalité qui va à l’encontre de la dialectique hegeliano-marxiste et des thèses défendues par ses maîtres (Horkheimer, Adorno). Cette nouvelle rationalité se déroule de manière dialogique et se traduit par une communication accrue. Pour développer ces thèses Habermas organise un retour à Kant et Weber. De Kant il retient l’importance de la raison et plus particulièrement de la raison pratique comme mode d’accès au réel. Il donne néanmoins un nouveau sens à cette raison pratique en lui ôtant l’aspect monologique kantien et en accentuant son caractère dialogique. De Weber il retient sa théorie de l’action et son analyse de la rationalisation évoluant relativement aux cultures. Kant et Weber constituent en quelque sorte les cartes de visites de Habermas mais d’autres penseurs peut être moins connus vont servir sa réflexion. Nous pensons ici à Mead dont il retient le concept-clef de « rationalité communicationnelle » qui désigne le projet d’une communauté idéale de communication fondée sur une intersubjectivité perfectionnée, devant permettre à terme une intégration sociale et un développement du sujet. Habermas, et c’est une des raisons pour lesquelles il est difficile d’accès, foisonne de références et de discussions directes avec d’autres penseurs. C’est pourquoi nous n’avons retenu que ces trois penseurs pour le moment. Ayant situé, très brièvement certes, le contexte d’émergence de la Théorie de l’Agir Communicationnel nous pouvons à présent exposer les thèses qui anime cette œuvre. Nous nous centrerons sur ce que Habermas nomme les considérations intermédiaires dans lesquelles il expose sa propre pensée.

 

L’agir communicationnel :

Habermas propose une distinction, qu’il soutient dans l’ensemble de son œuvre, entre monde objectif et monde social. Le mode d’appropriation de ces mondes est différent. Le monde objectif est le monde de la science, expérimentable seul et dont la perspective est téléologique c’est-à-dire qu’il suffit de poser une fin dont on cherche les moyens. Le monde social, quand à lui, appelle plusieurs modes de fonctionnement. Le mode que retient Habermas est celui de l’agir communicationnel. Cette théorie associe étroitement trois concepts : le concept de raison, d’action et de communication. Pour résumer les choses simplement il est possible de présenter la situation de la manière suivante : deux individus ou plus ont un problème au sein de leur monde vécu. Pour le résoudre ils doivent communiquer sous certaines conditions et agir en conséquence. Approfondissons cette caricature en nous arrêtant d’abord sur le volet communication. Habermas, dans la continuité d’Austin, distingue trois formes d’actes communicationnels : les locutions, dans lesquelles un individu exprime un fait du monde objectif, les illocutions dans lesquelles il énonce clairement un ressenti, et les perlocutions dans lesquelles il énonce un ressenti en cachant une partie de ce qu’il pense réellement. Habermas accorde le primat aux actes illocutoires dans lesquels il voit la possibilité de l’intercompréhension. Il nous dit :

« Par la force illocutoire d’une expression, un locuteur peut motiver un auditeur à accepter l’offre de son acte de parole, et par là, à engager un lien rationnellement motivé. Ce concept présuppose que des sujets (…) puissent mettre au fondement de leur communication un système de mondes supposé commun. » (Théorie de l’Agir Communicationnel, chapitre III : première considération intermédiaire : agir social, activité finalisée et communication).

Les actes illocutoires ont deux avantages : ils s’expriment au sein du monde vécu et ne cachent rien à l’auditeur. Ils représentent en quelque sorte la condition de possibilité d’une communication idéale. La communication idéale ou du moins la communication qui peut permettre l’agir doit impérativement comporter trois aspects : une action langagière juste à effectuer au regard d’un contexte normatif donné, un énoncé vrai à produire, des opinions, intentions, sentiments… à exprimer de façon véridique. Vérité, justesse et véracité sont les trois moteurs de la communication pouvant mener à l’agir. Aux trois modèles des actes communicationnels, Habermas fait correspondre trois modes d’action possible. Il a en effet conscience que toutes les communications n’ont pas fonction d’être idéales. Il distingue en effet un modèle téléologique d’action (stratégique), un modèle normatif d’action (sociologique) et un modèle dramaturgique d’action (esthétique). Il est important de noter que le modèle communicationnel d’action ne correspond à aucun de ses modèles mais en retient à chaque fois une partie. Le modèle communicationnel d’action, nous dit Habermas « présuppose le langage comme un médium d’intercompréhension non tronqué, ou locuteur et auditeur, partant de l’horizon de leur monde vécu interprété, se rapportent à quelque chose à la fois dans le monde objectif, social et subjectif, afin de négocier des définitions communes de situation. » (Théorie de l’Agir Communicationnel, chapitre III).  Il serait donc possible de résumer la thèse principale de la théorie de l’agir communicationnel de la façon suivante : deux individus ou plus, tendent à rendre compte réciproquement d’un aspect de leur monde vécu par des actes illocutoires (qui supposent vérité, justesse et véracité). De cette communication ils tirent des définitions communes qui leur permettent d’agir et de résoudre le problème qui se posait à eux. Cette théorie de l’agir communicationnel ne permet pour le moment de résoudre que des problèmes qui se déroulent dans le monde vécu des individus. Mais il y a déjà en elle une forte dominante éthique. Il est tout à fait possible de construire une éthique de la discussion sur les fondements d’une théorie de l’action, à condition qu’elle intègre un principe d’universalisation comme règle argumentative et qu’elle intègre une démarche procédurale. Voyons ce qu’entend Habermas par éthique de la discussion. Il développe sa pensée principalement dans deux œuvres : Morale et Communication et De l’Ethique de la Discussion.

 

II : L’éthique de la discussion :

Habermas plaide dans Morale et Communication puis dans De l’Ethique de la Discussion pour une morale « déontologique, cognitiviste, formaliste et universaliste ». « Déontologique, parce qu’elle se concentre sur la question de la fondation de la validité prescriptive d’obligations ou de normes d’actions ; cognitiviste parce qu’elle affirme que les questions pratiques sont susceptibles de vérité ; formaliste (ou procédurale), parce qu’elle se borne à donner un principe de justification des normes morales ; universaliste enfin, parce que les structures de la communication qui permettent d’établir ce principe sont telles qu’elles dépassent par nature les limites étroites de toute cultures ou époque donnée. » (Mark Hunyadi : liminaire à l’éthique de la discussion éditions champ  Flammarion). Eclaircissons un peu mieux cette approche. En ce qui concerne l’aspect cognitiviste de l’éthique, Habermas pose la question suivante :

« À quel titre et de quelle manière est-il possible de fonder en raison des commandements et des normes ? » (Morale et Communication, 3. Notes programmatiques pour fonder en raison une éthique de la discussion).

 Habermas exige alors de trouver un principe analogue au principe d’induction dans les sciences, c’est-à-dire qu’il souhaite partir des relations concrètes des rapports intersubjectifs pour en dégager la manière dont se développe la morale. Ce principe apparaît comme un principe-passerelle entre l’expérience morale quotidienne et les vérités normatives. Habermas nomme ce principe le principe « U » et il en donne la définition suivante :

« Chaque norme valide doit satisfaire à la condition selon laquelle les conséquences et les effets secondaires qui, de manière prévisible, résultent de son observation universelle dans l’intention de satisfaire les intérêts de tout un chacun peuvent être acceptées sans contrainte par toutes les personnes concernées. » (De l’Ethique de la Discussion, Première partie, Chapitre 2 : Qu’est-ce-qui rend une forme de vie rationnelle ?).

Pour le dire plus simplement, une norme est valide si est seulement si elle est acceptée sans contrainte par tous les individus concernés et ce en connaissance de tout ce qui peut advenir suite à l’application de cette norme. À ce principe Habermas y ajoute le principe « D » qui veut que « chaque norme valide devrait pouvoir trouver l’assentiment de tous les concernés, pour peu que ceux-ci participent à une discussion pratique. » (De l’Ethique de la Discussion, Première partie, Chapitre 2 : Qu’est-ce-qui rend une forme de vie rationnelle ?).

Ce principe « D » est un principe restreint mais qui insiste sur l’importance de la discussion. La discussion est première car les questions morales et éthiques doivent être traitées à partir de la perspective des participants qui doivent trouver un point de vue moral en répondant tous à un problème. Habermas se distingue ainsi de la morale kantienne en introduisant une morale dialogique et non plus monologique. La morale habermassienne est dite cognitiviste car à partir du principe  « U » il est possible de prétendre à une validité normative, pendant éthique de la vérité objective. On peut également observer un passage du primat des questions concernant la vie bonne à celui des questions concernant la vie juste. Pour Habermas, toute la thématique existentielle d’inspiration aristotélicienne, ne concerne que le sujet seul. Savoir ce qui est bon concerne la spécificité des individus. Par contre savoir ce qui est juste appelle immédiatement la relation à l’autre. C’est en cela que l’éthique de la discussion est une éthique déontologique à savoir qu’elle cherche à déterminer les devoirs de chacun et non pas les manières du bien vivre. Nous avons développé les volets cognitiviste et déontologique de l’éthique de la discussion, voyons à présent pourquoi on peut parler d’éthique formaliste et universaliste. Habermas a bien conscience que tout individu évolue dans une société dans laquelle des normes sont déjà constituées. Ces normes pré-conventionnelles constituent le socle du monde vécu. C’est alors que le professeur de Francfort entre en dialogue avec la théorie de la morale génétique de Kohlberg, elle-même inspirée de la théorie du développement de Piaget. Pour le résumer simplement, Kohlberg dégage des stades d’évolution de la morale d’un individu. L’individu assimile tout d’abord les normes de sa société lorsqu’il est enfant, les remet en cause à l’adolescence et instaure ou non de nouvelles normes. Ce sont ces deux derniers moments qui intéressent Habermas. Toute norme est potentiellement critiquable si elle ne correspond plus à une situation donnée (Habermas reprend ici la perspective poppérienne d’une vérité scientifique en mouvement). C’est dans ces moments critiques que peut intervenir l’éthique de la discussion avec pour but de réinstaurer un ordre normatif perdu. Alors commence la phase de discussion qui doit reposer sur le principe « U » et doit conduire à un accord entre les individus. L’éthique de la discussion ne fonde donc pas la morale comme ayant une valeur universelle. Certes les normes divergent selon les cultures mais le principe de l’accord normatif à partir de la discussion est lui universel. C’est le processus de discussion qui est universel et pas les normes dégagées à la suite de ce processus. Pour résumer tout ceci plus simplement on peut exposer la thèse de la sorte : une norme instituée est caduque. Il est donc nécessaire d’en dégager une nouvelle. Tous les acteurs entrent alors dans une phase de communication et établissent une nouvelle norme. Nous nous permettons pour clore cette partie de citer Habermas :

« Dans les argumentations, [les participants] doivent pragmatiquement présupposer que tous ceux qui sont en principe concernés peuvent participer, libres et égaux, à une recherche coopérative de la vérité, au sein de laquelle seule à le droit de s’exprimer la force de l’argument le meilleur. C’est sur cet état de fait universel-pragmatique que repose le principe de l’éthique de la discussion : que seuls ont le droit d’aspirer à la validité celles des règles morales qui pourraient trouver l’assentiment de tous les concernés, en tant qu’ils participent à une discussion pratique. » (De l’Ethique de la Discussion, chapitre IV : Lawrence Kohlberg et le néo-aristotélisme).

Cette éthique de la discussion est donc ancrée dans les questions de société et possède en cela un versant politique qu’il nous faut étudier à présent. Habermas a la conviction que seul le développement des structures communicationnelles, dans l’espace public démocratique, permettra l’articulation des revendications de justice et de fraternité. C’est dans Droit et Démocratie et L’Intégration Républicaine qu’il développe la notion de politique délibérative qui vient en droite ligne de sa théorie de l’agir communicationnel et de son éthique de la discussion.

 

III : La politique délibérative :

Habermas expose la notion de politique délibérative dans Droit et Démocratie et dans L’Intégration Républicaine notamment. Il y distingue trois modèles démocratiques : le modèle libéral, républicain, et le modèle délibératif. Nous ne nous arrêterons ici qu’au modèle délibératif et renvoyons au chapitre IV de L’intégration Républicaine pour la conception des deux autres modèles. La politique délibérative n’est possible que s’il y a prise en considération de la diversité des formes de communications qui conduisent à l’entente commune. Elle s’appuie donc sur les conditions de la communication, ce qui la lie au reste de l’architecture conceptuelle habermassienne. La procédure idéale de délibération démocratique est celle qui tisse un lien interne entre les négociations, les discussions sur l’identité collective et les discussions sur la justice. Cette procédure permet de supposer que des résultats raisonnables peuvent être obtenus. Néanmoins Habermas sait que tout le monde ne peut pas participer à toutes les discussions dans l’esprit d’une démocratie directe. C’est pourquoi la théorie délibérative compte sur l’intersubjectivité supérieure de processus d’entente qui se déroulent de deux façons : sous la forme institutionnalisée de délibérations menées dans les corps parlementaires et dans le réseau des communications des espaces publics politiques. Ces espaces publics politiques sont des « arènes » où une formation plus ou moins rationnelle de l’opinion et de la volonté peut s’opérer à propos de thèmes pour la société entière. Habermas énonce sa pensée comme suit :

« La formation informelle de l’opinion débouche sur des choix institutionnalisés et sur des décisions législatives, par lesquels le pouvoir généré par voie de communication est transformé en pouvoir applicable par l’administration. » (L’Intégration Républicaine, Chapitre IV : Qu’est-ce-que la politique délibérative ?).

Le processus se passe donc ainsi : des citoyens forment des lieux de discussion dans lesquels ils cherchent à résoudre différents problèmes. Une fois qu’un accord est librement consenti par la majorité, les résultats de la concertation remontent jusqu’à l’Etat qui à charge de faire respecter les décisions des citoyens. La puissance d’intégration sociale de la solidarité, qui ne peut plus être puisée exclusivement aux sources de la communication, doit se développer à travers un éventail d’espaces publics autonomes et de procédures de formations de l’opinion et de la volonté, institutionnalisées par l’Etat de droit. Le rôle de l’opinion public est de canaliser l’usage du pouvoir administratif. Le système politique agit et prend les décisions qui engagent la collectivité. Les structures de l’espace public, fondées sur la communication peuvent ainsi former un réseau de senseurs qui réagissent aux opinions fluentes. Ces structures peuvent donc développer par voie de différenciation, en même temps qu’un espace public politique, une arène spécifique ayant pour tâche de percevoir, d’identifier et de traiter les problèmes concernant la société dans son ensemble. Dans le système délibératif, il y a donc deux sources de pouvoir : la formation de la volonté institutionnalisée par l’Etat de droit et les espaces publics mobilisés par la sphère culturelle. Il est important de noter que le pouvoir vient de l’interaction entre ces deux instances car si seul l’Etat opère on tombe dans le système libéral et si seul les espaces publics comptent on tombe dans le système républicain.

 

Conclusion :

La pensée habermasienne est une pensée systématique dans le sens où elle se confronte à différents domaines en l’occurrence ici au domaine intersubjectif, éthique et politique. En partant de la théorie de l’agir communicationnel Habermas parvient à remonter jusqu’à une politique délibérative en passant par une éthique de la discussion. Les trois domaines sont liés et se comprennent ensemble. Le fil conducteur qui va de l’agir communicationnel à la politique délibérative est sans doute le lien, que nous n’avons pu qu’esquisser en filigrane, entre communication, rationalité et action. Seule la communication reposant sur des bases rationnelles peut conduire à une action librement consentie. Le langage apparaît comme le paradigme de la concertation menant à l’action. Pour conclure nous reprendrons le mot de Hunyadi en nous demandant ce qu’il pourrait y avoir d’autre : « Quoi d’autre que la discussion pour résoudre les conflits (…) ? »

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Published by brouillard-charnel - dans Philosophie
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